L’environnement au cœur des domaines viticoles

L’environnement au cœur des domaines viticoles

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Les domaines viticoles sont de plus en plus nombreux à mettre en place des actions plus respectueuses de l’environnement pour préserver les sols, la faune et la flore. Retour sur ces engagements "bio" mis en place par de nombreux viticulteurs.

 

Une véritable prise de conscience en faveur de l’environnement

 

Depuis plusieurs années, l’augmentation de la demande des consommateurs pour des vins plus respectueux de l’environnement a poussé les professionnels du secteur vers une véritable prise de conscience.

 

L’impact environnemental du vin est considérable et doit être diminué au maximum afin de permettre aux exploitations viticoles du pays de s’inscrire dans une démarche de développement durable. Pour un domaine viticole, il s’agit à la fois d’adopter une véritable philosophie de travail et d’assurer la pérennité de la production, tout en respectant les nouvelles normes environnementales.

 

Preuve de l’engouement des amateurs de vin pour ces problématiques, le slow tourisme autour du vin se développe de plus en plus en France et à travers le monde. Ces visiteurs d’un genre nouveau souhaitent sortir des sentiers battus du tourisme de masse pour découvrir un tourisme responsable, en allant à la découverte des lieux, des habitants et des produits locaux dans le respect de l’environnement.

 

C’est donc tout naturellement que de nombreux domaines viticoles engagés proposent des dégustations et des expériences afin de présenter à la fois leurs nouvelles façons de travailler et leurs vins.

 

La ville de Saint-Emilion propose des initiatives oenotouristiques s’inscrivant dans la tendance du slow tourisme, telles que "la route des vins biologiques", circuit de randonnée pédestre ou encore avec une balade à vélo de 15 km sur "la route des premiers crus classés". Après l'une de ses excursions à travers les vignes, le slow touriste pourra s'arrêter pour une dégustation dans un château bordelais et discuter avec les vignerons de leurs nouvelles méthodes de production biologiques.

 

En Provence, le domaine de la Navicelle accueille les slow touristes pour une excursion dans les plantations et une visite des caves en compagnie des vignerons. Du travail dans les vignes à l’élaboration du vin, le voyageur apprend tout sur la biodynamie et finit sa visite en beauté avec une dégustation de plusieurs cuvées du domaine.

 

Le retour à une culture respectueuse des sols et de la biodiversité des terroirs

 

L’idée maîtresse de chaque propriété viticole sensible aux questions environnementales est de produire des vins de qualité grâce à de nouvelles techniques plus respectueuses de l’environnement.

 

Les viticulteurs se tournent alors vers l’agriculture biologique, la culture conventionnelle et la lutte raisonnée afin de produire des vins d’un nouveau genre : vin bio, vin naturel, vin biodynamique ou encore vin végan.

 

On assiste à un retour des méthodes de production traditionnelles : vendanges faites à la main, utilisation de compost ou de produits naturels biostimulants (plutôt que des produits phytosanitaires chimiques), respect des cycles naturels de culture, vinification sans ajout, etc.

 

Dans la Loire, au domaine de Gagnebert, les vignerons pratiquent une agriculture raisonnée et sont engagés en faveur du développement durable depuis de nombreuses années.

 

Après avoir développé une agriculture raisonnée, le domaine de Saint Jean de l’Arbousier situé dans le Languedoc poursuit sa démarche de développement durable depuis avril 2010 en passant à une agriculture biologique.

 

Depuis 2015, le vignoble du Val de Loire regroupe 416 viticulteurs engagés dans le développement durable. Ces passionnés de vin et de nature unissent leurs efforts pour convertir 23% des hectares qu’ils cultivent à l’agriculture biologique.

 

La transition vers un vignoble biologique ne concerne pas uniquement la France, mais s’est déjà étendue au reste du monde. Dès le début du XXIe siècle, le passage à une viticulture biologique a touché l’Europe, puis les principaux pays producteurs de vin tels que les États-Unis, l’Australie, l’Afrique du Sud, mais également la Chine avant de s’étendre à de nombreux autres pays, comme la Russie.

 

Les certifications environnementales : la consécration du viticulteur

 

Pour encourager les viticulteurs à réduire l’impact carbone de leur activité en privilégiant des méthodes de production respectant l’environnement, différents labels et certifications environnementales ont été mis en place, que ce soit au niveau national ou européen.

 

Ces labels sont de plus en plus recherchés par les consommateurs et les amateurs de vin, car ils apportent une garantie.

 

Parmi ces certifications, le label Haute Valeur Environnementale (HVE) prouve que le vin répond à 4 principaux critères avec un niveau d’excellence environnementale reconnu :

 

  1. Le respect et la protection de la biodiversité autour de la vigne et sur l’exploitation viticole grâce à des procédés naturels
  2. Une stratégie phytosanitaire visant éliminer l’utilisation de pesticides, herbicides et autres produits chimiques
  3. Une gestion de la fertilisation naturelle et optimisée
  4. Une gestion de l’eau visant à optimiser l’utilisation des ressources naturelles en eau et éviter le gaspillage

 

D’autres labels ont également vu le jour ces dernières années et récompensent l’implication et le travail des viticulteurs, ainsi que les démarches environnementales prises par les différents professionnels du vin :

 

  • Pour les vins biologiques : le Label Bio Européen
  • Pour les vins naturels : le label Vin méthode nature et le label S.A.I.N.S. (Sans Aucun Intrant Ni Sulfite)
  • Pour une agriculture 100% biologique : le label Nature et le label Progrès et Bio Cohérence
  • Pour les vins biodynamiques : le label Demeter et le label Biodyvin

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